29 février 2008
Un petit nounours.
Chaque enfant devenu adulte se souvient, d'un vieil ours en peluche qui le consolait le soir, d'une soupe qu'il avait du avaler, d'une mauvaise note en mathématiques, d'un premier chagrin d'amour, le plus difficile à oublier...Enfant, j'en avais plusieurs. Un adulte n'a plus de peluche,peut-être une simple lettre froissée au fond d'une poche, qui console,un petit mot d'amour ancien, un ticket de cinéma d'un film oublié, une photo dans un tiroir au soleil, que l'on ne regarde plus, mais qui aide, à gommer les gros gros chagrins de grandes personnes. Et toi, quand ton coeur saigne, que fais tu pour apaiser ta peine????Dis moi, partageons?
28 février 2008
Un nouveau livre pour enfants
C'est mon sixième livre pour enfants, le premier pour les plus petits, Julie, l'illustratrice a su mettre en images mon texte. Maintenant, j'attends avec impatience le moment des rencontres sur les salons du livre à Paris bientôt, à Bondues, dans les librairies. J'écris pour partager, le plus honnêtement possible, sans indulgence, dans le doute. Maintenant, je vous attends, fébrile et joyeuse. Petit Caillou
26 février 2008
le petit bal perdu
Adolie day
J'ai la mémoire qui flanche.
Non je ne me souviens plus du nom du bal perdu
ce dont je me souviens
ce sont ces amoureux
qui ne regardaient rien autour d'eux. ."Le petit bal perdu" chanté par Bourvil 1961
Merci à Adolie day pour sa traduction picturale fraîche et romantique, une chanson émouvante.
Je chantonne aussi en ce moment, un autre texte, qu'aimait fredonner ma maman :
J'ai la mémoire qui flanche je me souviens plus très bien de quelle couleur étaient ses yeux
je ne crois pas qu'ils étaient bleus, étaient-ils bleus , étaient-ils gris étaient-ils verts de gris ,
ou changeaient-ils tout le temps de couleur pour un non pour un oui?
J'ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien.
Les chansons sont la mémoire collective, trésor que l'on se passe de mère en fille, selon les humeurs.
C'est bon, de chanter, coeur gai ou triste, mais chanter...Nous chantions de l'opérette, "rossignol de mes amour, quand ton chant s' éveillera mon chagrin s'envolera, demain sous ma fenêtre, reviens gentil rossignol..." Une pensée, pour ceux qui sont seuls devant leur écran, ces morceaux de chansons sont pour toi. Petit Caillou
25 février 2008
un Noël en été, histoire que pour les amoureux.
Et si nous partions à la mer ? demande Hélène. Elle porte une robe courte. Le fin tissu orné de cerises, vole quand elle marche. Lui, n'aime pas cette robe qui fait tourner les regards sur elle. Hélène s'en amuse, joue. Elle aime cette toile que le vent soulève, elle lui sourit. Hélène a de jolies jambes. Chaque matin, elle se promène, gambade pour quelques emplettes. Au coin de la rue, des enfants jouent sur des balançoires. Une fillette s'approche d'elle :" dis madame, pourquoi t'es triste?". La toute jeune femme, s'arrête, surprise. Les cris des autres enfants continuent. Hélène regarde cette petite médusée, malgré la robe, le soleil, le sourire affichée, Hélène est triste. C'est vrai, triste de demain, de ces quelques jours qui s'envoleront.
Hélène poursuit sa route, ne répond rien à l'enfant qui reprend ses jeux. En attendant, ce soir, c'est réveillon ! Dans un sac trop lourd, se mélangent vin et foie gras, en pleine chaleur. Ces deux là ont la folie des amours débutants. La nuit, ils parlent. Le matin, elle se réveille la première, se remaquille, puis retourne s'allonger. Hélène veut être belle pour lui, toujours. Au petit matin, elle le regarde dormir.Elle l' aime . Elle fixe chacun de ses traits , sa mémoire est si fragile. Ils n'ont pourtant que vingt ans. Lui est léger, se moque du temps. Elle est si grave, malgré son jeune âge.
Lui, a aujourd'hui soixante dix ans. Un jour, dans un vieux porte-feuille, vestige de sa jeunesse oubliée, il a retrouvé un petit mot d'amour de sa douce Hélène. Il a souri. Elle lui en glissait chaque matin sur la table, dans les poches de ses pantalons, à l'âge de la déraison. Il a souri .
Il n'avait jamais su qu'Hélène était morte l'année de ses vingt et un ans, vêtue d'une robe avec des petites cerises rouges , lors d'un autre été...
24 février 2008
Quelques bougies
J'ai posé quelques bougies allumées là, sur la table en t'attendant. Je les regarde se consumer lentement.
Et si nous allions au théâtre ?

Le théâtre de mon enfance était lié à tout un cérémonial. Il y avait peu de jeunes dans ces lieux. Adolescente, c'était un plaisir de pénétrer cet endroit magique, ancien, pour y voir clamer une pièce dont je ne comprenais pas toujours le sens, mais dont j'admirais la langue et le décor.
Hier soir, j'avais oublié comme c'était bon l'attente déjà, prendre place, s'asseoir. L'oeil vagabonde, s'arrête sur une moulure, un plafond décoré. Qui a abrité ce lieu ? Quel acteur célèbre a laissé un peu de lui ? Théâtre russe, où on se rend en famille, théâtre un peu oublié chez nous, pour un cinéma, plus rapide, immédiat.
Ce samedi, je pensais à tout cela en m'installant au premier rang du théâtre de la Renaissance à Paris. Provinciale,dans ce lieu, petit, des tapis rouges fanés au sol, des dorures,mes yeux se promènent. Une ambiance . Un petit café aux chaises anciennes qui vous accueillera après le spectacle, pour quelques bavardages. La scène :minima liste, trois chaises un fauteuil usé, une table, et des livres,usés,des vrais livres lus et relus. Je ne sortirai pas indemne de cette soirée.
L'acteur arrive, Fabrice Luchini, sobre, d'autres livres sous le bras. Tout s'enchaîne, Paul Valéry, Roland Barthes, Chrétien de Troyes, Flaubert. Je mesure notre communion lui et nous. Il est les mots des autres et les siens. Je ne comprends pas tout, il répéte, les phrases des autres, et les siennes. Nous sommes ses invités graves,ou riants aux éclats. J'ai envie de braquer une librairie pour redécouvrir seule ces mots si bien servis par cet acteur exceptionnel. L'émotion me gagne. Le regard du conteur se pose sur ma fille, quelques mots de Rimbaud " on n'est pas sérieux quand on a dix sept ans" . Elle a dix sept ans, ne mesure pas l'immensité du cadeau, ce poème est pour elle ce soir. Elle se souviendra, comprendra plus tard, ce moment précieux. Là, elle a l'insouciance de sa jeunesse. Nous sortons. Les mots me poursuivent. Nous buvons sur place, je n'arrive pas à quitter ce lieu. Silencieuse, distraite,aux conversations de ceux qui m'entourent. Allez au théâtre, retrouvez ces plaisirs d'autrefois, immédiat..Vibrez, au rythme des acteurs,partagez...
23 février 2008
Aimer
Aimer, une leçon de partage. Une jolie relation à soigner à cultiver chaque jour, comme un jardin. Surveiller la moindre mauvaise herbe qui pousse, dans ce pas de deux si fragile. O aimer. C'est donner des paquets d'étoile, des petits riens, des "tu me manques" . Je suis à là. Aimer, une fleur si fragile, une complicité, pas seulement, un parfum, et des tonnes d'intentions délicates. Le plus bel amour, se meurt de n'être pas soigné . Petit Caillou.
22 février 2008
Amour, mon bel Amour.
Un bien joli endroit que je vous conseille, qui correspond à mon état d'esprit ce soir.
" Cartes postales anciennes d'amoureux de 1930" . Un plaisir des yeux, teinté de nostalgie. Petit Caillou.
A quoi ressemble la pièce où il fait bon vivre chez vous ?
J'aimerais recevoir des photos de la pièce où il fait bon vivre chez vous, près d'une cheminée, d'un fauteuil fétiche, dans une véranda. Lieu de partage, d'isolement, de quiétude, de ressource. Endroit familial où les enfants chahutent, où jeunes et anciens aiment à se mélanger. Cuisine de France, d'Afrique, d'Amérique.Partagons ensemble si vous le voulez bien.














